2 mamans pour Mokiko

4ème couv MokikoUn doudou perdu sur le trottoir. Un drôle de singe aux jambes et aux bras immenses. Mou, moche, mouillé. Youmi, huit ans, passe et repasse. Le singe est toujours là. Un jour, elle le ramasse. C’est le début d’une grande histoire d’amour.

Mokiko est son premier doudou. Très vite, elle ne le quitte plus. Elle l’emportepartout avec elle, même à l’école, où la maîtresse ne le voit pas d’un très bon œil. Mais Youmi s’obstine, fait taire les moqueurs, à l’aide d’un coup de poing si besoin.

« Maman dit que c’est moi en singe. C’est vrai que, moi aussi, j’ai des bras maigres et des jambes interminables.

Moi aussi, j’aimerais penser que je n’ai pas été abandonnée, mais que je suis tombée d’une poussette.

Mais lui et moi, on sait bien la vérité. »

Avec Mokiko, le monde extérieur paraît moins terrible. Youmi n’a plus mal au ventre quand elle voit sa maman s’éloigner sur le trottoir, le matin à l’école. Elle est plus calme. Même la maîtresse l’a remarqué.

Tout s’effondre le jour où, alors qu’elle sort de la bibliothèque, une petite fille s’écrie :  » Mais c’est Trompette !  » Catastrophe. Mokiko a déjà une maman.

Youmi est alors obligée de partager. Une semaine chez l’une, une semaine chez l’autre.

Au fond d’elle, Youmi refuse de comprendre. Elle ressent une profonde colère contre cette vie qui l’a trahie. Et puis le soir, au moment de dormir, la peur revient comme un voleur. La peur d’être abandonnée de nouveau. Elle rêve d’aéroport et de gendarmes en uniforme…

Mais Youmi ne manque pas de ressources. Aidée par la patience et la douceur de sa maman, elle apprend peu à peu à apprivoiser sa peur. Elle apprend aussi que la colère ne mène nulle part, qu’on peut toujours trouver des solutions, et que l’horrible fille qu’on croyait son ennemie peut très bien se transformer en amie…

 

2 mamans pour Mokiko n’est pas seulement un roman sur l’adoption, c’est un roman qui, sans jamais oublier l’humour, parle de la difficulté à se séparer quand on s’aime et de l’apprentissage de la confiance.

Il est illustré par Charlotte Roederer