Avis de lecteurs

Youmi trouve une peluche dans la rue. Lavé et essoré, le petit singe devient le doudou de Youmi, qui, ne pouvant s’en passer, l’emporte partout avec elle. Mais un jour, une petite fille s’écrie en montrant la peluche du doigt : « Trompette ! » La peluche a désormais deux mamans et une garde alternée commence.

Marie Leymarie parvient à trouver les mots justes pour décrire des situations intensément réalistes qui émeuvent naturellement et sans pathos. Le quotidien est palpable, les émotions des personnages se partagent et l’histoire bouleverse. Les illustrations accompagnent parfaitement le récit en montrant les expressions très vraisemblables des personnages et l’ensemble offre ainsi aux jeunes lecteurs une histoire réaliste très émouvante.

Déborah Mirabel – Ricochet

 

Un jour, en sortant de son immeuble, Youmi remarque un petit singe en peluche, tout mouillé, tout moche, abandonné dans le caniveau. Le lendemain, en partant pour l’école, il est encore là , un peu plus mouillé et moche. A son retour, la peluche n’a toujours pas bougé mais un chien lui a fait pipi dessus : dégoutant ! Et pourtant, malgré l’odeur et la crasse, Youmi ramasse le petit singe qu’elle surnomme Mokiko et l’adopte comme doudou, elle qui n’en a jamais eu. Commence alors une belle histoire d’amour entre Youmi et Mokiko jusqu’au jour où ils croisent une fillette un peu plus grande qui croit reconnaitre Trompette, son doudou singe.

Racontée à la première personne, 2 mamans pour Mokiko nous propose de suivre les réflexions de Youmi, petite fille adoptée qui à son tour adopte un singe trouvé dans la rue. Avec beaucoup de finesse, sur la base d’une histoire de doudou où on retrouve l’attachement et la difficulté de se séparer de cet objet transitionnel, Marie Leymarie propose surtout aux enfants d’aborder des thèmes délicats comme l’adoption, l’abandon, la garde partagée. Le ton est tour à tour léger ou grave, gai ou triste, souvent drôle mais toujours juste et réaliste. Les nombreuses illustrations de Charlotte Roederer renforcent le message. Le personnage de Youmi est très attachant et j’ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir. Un livre à savourer dès huit ans.

Les Chroniques de l’imaginaire. Ecrite par Yria le 25/05/2011

Youmi vit avec sa mère adoptive, une maman célibataire. Un jour, elle trouve au pied de leur immeuble un doudou sale et trempé. C’est un singe à pois dorés, aux longues jambes molles. Youmi qui n’a jamais eu de doudou, décide cependant de le ramasser. Personne ne semble le réclamer aussi elle le soigne, l’adopte, lui trouve un nom : Mokiko et s’y attache profondément, prenant son rôle de maman très au sérieux. Non seulement il devient son confident, son ami, mais elle l’emmène partout, même à l’école où il doit rester dans son cartable. Mais catastrophe! En sortant de la bibliothèque, une fillette crie en le voyant : « C’est Trompette ». Youmi a bien du mal à accepter l’idée que Mokiko ne lui appartient pas et qu’elle doit le rendre à sa légitime propriétaire qui selon elle l’ayant abandonné n’a plus aucun droit sur le petit singe. Par ailleurs la vie serait bien trop triste sans lui… Comment trouver une solution qui ne lèse personne ?…

Dans cette petite histoire tout simple, le doudou prend une place essentielle liée au vécu de l’héroïne, l’auteur nous fait ressentir toutes les émotions de la fillette: le sens de sa responsabilité, les craintes, l‘inquiétude, le souci du bien-être de ce doudou, leur amour et attachement réciproques qu’elle imagine.

On y trouve beaucoup de tendresse et en toile de fond, des adultes présents, combatifs mais raisonnables qui aident les enfants à grandir.

 Opalivres